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	<title>InfoSud Belgique Agence de Presse</title>
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		<title>InfoSud Belgique Agence de Presse</title>
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		<title>Les Sud-Coréens veulent chasser leur président, « le chien des Américains »</title>
		<link>http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1017</link>
		<date>2008-07-03 15:28:37</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Quelque chose ne tourne plus rond dans la péninsule de Corée. Alors que Pyongyang détruisait vendredi 27 juin la tour de refroidissement de l'un de ses réacteurs nucléaires - ouvrant peut-être la voie à la dénucléarisation - les Sud-coréens se mettent à donner du fil à retordre à l'administration Bush. Et à leur président, Lee Myung Bak, surnommé « le chien des Américains ». Depuis cinquante jours, des dizaines de milliers de personnes envahissent les rues de la capitale, Séoul, et se rassemblent tous les soirs sur la place de l'Hôtel de Ville, à l'appel de la Confédération coréenne des syndicats et de l'Association du peuple pour des mesures contre la maladie de la vache folle. Au « Pays du matin calme », les manifestations sont pacifiques : une bougie à la main, assis à même le sol, les gens écoutent un homme haranguer la foule, répondent en ch&#339;ur à ses slogans et brandissent des pancartes où on peut lire un seul mot en anglais : « Out ! ». « Nous voulons que le président Lee Myung Bak s'en aille », nous explique Clara, jeune activiste de la plate-forme « Altogether », occupée à distribuer des tracts. « Il est en fonction depuis quatre mois seulement, mais il n'est soutenu que par 20% de la population, dit-elle. Car il a décidé d'importer du b&#339;uf américain, malgré le danger de la maladie de la « vache folle ». Il veut aussi conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis et privatiser les services publics - eau, gaz et électricité. Mais ça va entraîner une flambée des prix et provoquer des licenciements massifs ! » En effet, les Etats-Unis veulent reprendre les exportations de viande de b&#339;uf, stoppées après la découverte d'un cas de maladie de la « vache folle » il y a cinq ans. Et ils ont décidé de commencer par la Corée du Sud, allié indéfectible et docile depuis plus de soixante ans. Pour Washington, l'importation de b&#339;uf américain est la condition pour la signature d'un accord de libre-échange avec Séoul. C'est à prendre ou à laisser.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les manifestations reprennent&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les manifestations s'étaient quelque peu calmées depuis dix jours, après que le président eût présenté ses excuses à la nation et assuré qu'il essayerait de ne pas importer de b&#339;uf âgé de plus de trente mois - âge à partir duquel la maladie peut se déclarer. Un pas en arrière obligé. Des millions de personnes étaient en effet descendus dans la rue, les ports avaient été bloqués et les routiers s'étaient mis en grève.
« Ces garanties ne nous satisfont pas et nous allons reprendre les manifestations jusqu'à ce que Lee Myung Bak renonce complètement au b&#339;uf américain », assure Clara. En effet, samedi 26 juin au soir, 15 000 personnes ont envahi à nouveau la place devant l'Hôtel de ville. Et les manifestations ont dégénéré. Selon The Korea Times, de violents affrontements ont eu lieu pendant la nuit, faisant des centaines de blessés des deux côtés. La police affirme détenir une soixantaine de manifestants. Un passant confirme que les policiers ont tiré sur les manifestants qui se dirigeaient vers la Maison bleue, le palais présidentiel. Il ajoute que les sites Internet pullulent de photos de blessés. La toile, formidable instrument de mobilisation dans l'un des pays les plus connectés au monde. Dimanche, le Ministre de la justice, Kim Kyung-han, annonçait que le gouvernement allait utiliser la force pour mater des « manifestations qui sont allées trop loin et sont devenues trop violentes. »&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Plus de 1 000 personnes arrêtées&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais la police n'avait pas attendu ces déclarations pour agir. Clara affirme que 1 000 personnes ont été arrêtées en deux mois. Elles ont été relâchées, mais dix seraient encore en prison. Des escadrons de policiers sont déployés à plusieurs endroits stratégiques de la capitale d'où, vêtus de combinaisons anti-émeutes, ils s'avancent vers la foule en scandant des slogans aux échos guerriers.
Le long de l'avenue principale, les manifestants se heurtent à la foule des badauds qui continuent leur shopping compulsif du dimanche soir. Etrange contraste entre une Corée hyper consumériste - très fière d'être passée, en soixante ans, d'un revenu annuel par habitant de 45 $ à 20 000 $ aujourd'hui, se hissant au treizième rang mondial - et une Corée militante, qui ose s'opposer aux Etats-Unis dans un sursaut de souveraineté nationale. Selon nombre d'observateurs, les manifestations contre le b&#339;uf américain ne font que cristalliser un malaise beaucoup plus large : la vie chère, la difficulté de trouver un travail, l'envolée du prix du pétrole, une croissance que le président avait annoncée à 7%, mais qui ne sera que de 4% cette année.
La Secrétaire d'Etat américaine, Condoleeza Rice, a fait un passage éclair à Séoul ce week-end, avant de s'envoler dimanche matin pour Pékin. Selon Asia Times, Barak Obama, candidat démocrate à la présidence américaine, est opposé à l'accord de libre-échange avec la Corée du Sud. Mais les gens vont-ils attendre jusqu'aux élections américaines ? Pour Clara, ces manifestations sont les plus importantes depuis vingt ans.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Isolda Agazzi</author>
		<dc:date>2008-07-03T15:28:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Isolda Agazzi</dc:creator>
		

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		<title>Les Burundais se détournent de leur justice inefficace </title>
		<link>http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1016</link>
		<date>2008-07-03 15:26:28</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
En apprenant que le bureau du procureur général de leur mairie avait été vandalisé durant la nuit du 16 juin, les habitants de Bujumbura, la capitale burundaise, n'en revenaient pas. De mémoire d'homme, pareille attaque de l'appareil judiciaire n'avait jamais eu lieu. Le mystère reste total sur l'identité de l'auteur. Mais pour certains, cet affront cristallise surtout la réponse des justiciables frustrés par les multiples manquements d'un système judiciaire qui cafouille. &quot;Le message est important, car c'est peut-être ceux qui ont été frustrés par le traitement injuste de leurs dossiers, qui ont voulu mettre le feu au bureau du procureur pour faire disparaître les dossiers&quot;, estime Pierre Claver Mbonimpa, président de l'Association des droits de l'homme et des détenus (APRODH).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Justiciers parallèles&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Exaspérés par les méandres des enquêtes policières qui n'aboutissent guère, certains se méfient de la justice officielle ou de la police. Au profit de la boule de cristal ou du sorcier : pour mettre la main sur les malfrats qui avaient pillé leurs huttes avant d'y mettre le feu, le 10 juin, les paysans de Carama - périphérie de Bujumbura - s'en sont remis au sorcier du village. Mais ce dernier a refusé de démasquer les bandits, sans l'aval de l'administration. La police s'est finalement saisie du cas. Un peu avant, en commune urbaine de Buyenzi, une personne à qui on avait volé de l'argent avait étonné les voisins en conduisant les suspects chez un sorcier du coin afin qu'il identifie le vrai bandit. &quot;Je sais que, par leur enquête, les policiers mettront beaucoup de temps pour me dire le faux voleur, car le véritable les aura déjà achetés&quot;, fulminait-il. Quelques jours plus tôt, en commune urbaine de Cibitoke, un bandit surpris en train de piller un ménage avait été lapidé, sur le champ, par une foule en colère. &quot;Arrêtés par la police, les délinquants multirécidivistes sont rapidement libérés, même quand leur culpabilité a été prouvée au niveau de la justice, c'est ce qui déçoit énormément les justiciables&quot;, fait remarquer Anatole Niyonkuru, notable de Cibitoke pour expliquer cette justice expéditive. Connaissant les abus et faiblesses du système judiciaire, la rébellion des Forces nationales de libération (FNL, dernier mouvement rebelle encore actif) a séduit la population en installant des tribunaux parallèles, incognito, dans la périphérie de Bujumbura. Avant l'application du cessez-le-feu entre le gouvernement et le mouvement rebelle FNL (26 juin), ses juges tranchaient bien de litiges entre des particuliers. Des procès rapides et curieusement équitables. &quot;Pour régler rapidement leur affaire et reprendre leur travail, les commerçants du marché central de Bujumbura n'hésitaient pas à saisir le tribunal parallèle que la rébellion avait mis sur pied dans les quartiers et le coupable payait l'amende sans broncher&quot;, fait remarquer, sous le sceau de l'anonymat, un vendeur de produits vivriers en gros de Bujumbura.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des magistrats sous la coupe de l'exécutif&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; La justice nationale n'a pas cette efficacité. Bien que, selon la loi fondamentale, le pouvoir judiciaire soit un pouvoir totalement indépendant, au même titre que le législatif, il reste sous la coupe de l'exécutif au Burundi. Mal payés, sujets aux mutations intempestives, cotés par leur ministre de tutelle, les magistrats n'ont toujours pas les coudées franches. Ils se plaignent de la pesanteur des hautes sphères du pouvoir politique. L'autorité fouine en effet dans les dossiers et peut même orienter le jugement. Une immixtion qui leur pèse beaucoup. &quot;Les magistrats burundais ont beaucoup de problèmes qui les empêchent de traiter les dossiers en âme et conscience, c'est pourquoi nous avons toujours demandé au gouvernement d'organiser les États généraux de la magistrature pour faire le tour de toutes ces questions&quot;, explique Dismas Mubirigi, ancien président de l'organisation des magistrats burundais (Symabu). Mais au-delà du texte et du contexte, la véritable indépendance du juge est dans son c&#339;ur estime le Burundais Gérard Niyungeko, président de la Cour africaine des droits de l'homme : &quot;Même si les conditions de travail y sont pour beaucoup, l'indépendance du juge est aussi une question d'état d'esprit, car le magistrat doit avoir à c&#339;ur le principe sacré de dire le droit. Sinon même s'ils avaient beaucoup de moyens et travaillaient en toute indépendance, l'inclinaison à la corruption persisterait&quot;.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Jean Bosco Nzosaba</author>
		<dc:date>2008-07-03T15:26:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Bosco Nzosaba</dc:creator>
		

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		<title> Vivre en ville à tout prix, même au cimetière</title>
		<link>http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1015</link>
		<date>2008-07-03 15:24:46</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
A première vue, le cimetière de la 10ème avenue au centre-ville de Kisangani (nord-est de la RD Congo) est impénétrable. Aucune voie d'accès n'y mène, les herbes qui l'entourent ont formé une clôture naturelle. Quelques croix émergent difficilement des hautes herbes. Difficile d'y pénétrer si l'on n'est pas un habitué du lieu. &quot;Oui, il y a des champs là-dedans mais d'ici vous ne verrez rien&quot;, indique d'un geste de la main, Antoine Lomande, un retraité de la division des travaux publics et aménagement du territoire. Après avoir accepté de nous servir de guide, il se fraie un passage à l'aide d'une machette, et nous y conduit. A l'entrée, arachides, patates douces, feuilles de manioc, canne à sucre, légumes... sont plantés au milieu des tombes à quelques mètres des habitations. &quot;Si je ne fais pas mon champ ici comment, les visiteurs vont-ils retrouver leurs morts dans cette brousse&quot;, se justifie une dame qui laboure son champ au milieu d'un amas de briques, témoins de la présence de tombeaux. En effet, suite à une mauvaise politique d'urbanisation de la ville qui compte environ un million d'âmes, de nombreux Boyomais (habitants de Kisangani) désertent depuis une dizaine d'années les cinq autres communes mal desservies en eau et électricité. Ils se concentrent donc à Makiso, la seule commune, au centre-ville, où les services sociaux sont mieux assurés.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Tous sollicitent le centre-ville&quot;&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; &quot;Depuis que j'ai commencé mon travail comme commissionnaire dans cette agence immobilière, je ne reçois pas de clients qui préfèrent habiter dans une autre commune que la Makiso. Tous sollicitent le centre-ville&quot;, explique Papy Mokaria, un agent immobilier. Faute de trouver de l'espace pour se caser tous, certains ont donc élu domicile aux abords des tombes où ils construisent de maisons de fortune et font des champs. &quot;Je n'ai jamais vu ça à notre époque. Des gens sans scrupule. Chaque chose à sa place. Il y a beaucoup de terres arables ailleurs&quot;, affirme, très choqué le sexagénaire Lomande. Les activistes des droits de l'homme sont eux aussi furieux. &quot;Tout le monde assiste impuissant face à la transformation de ce cimetière en champs de maïs et de manioc et à la construction des maisons au mépris de la loi, des règles d'hygiène et surtout sans respecter les morts&quot;, dénonce très choqué Gilbert Loya, secrétaire des Amis de Nelson Mandela, une Ong des droits humains. Il pointe du doigt la population qui n'hésite pas de construire n'importe où jusqu'à profaner les tombes. Mais reconnaît que l'état d'insalubrité dans lequel se trouve ce cimetière &quot;donne l'impression d'être un bien sans maître&quot;. Son entretien étant laissé à la charge des familles des disparus qui sarclent sporadiquement mais les herbes repoussent vite.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'appel du bourgmestre&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, &quot;les tombes sont profanées au vu et au su des autorités locales qui ne réagissent pas pour stopper cet élan&quot;, regrette Loya. Certains chefs d'entité sont jugés coresponsables de la situation. Ils autorisent le lotissement à l'intérieur de la surface réservée au cimetière. &quot;Si les autorités savent qu'il n'est pas permis de construire ici pourquoi laissent-elles les chefs de quartier vendre des portions de terres&quot;, avance un habitant dont la maison côtoie les tombes. Bourgmestre de Makiso, Georges Lotumbe reconnaît que ses services n'entretiennent plus le cimetière, à cause, dit-il, &quot;du manque de moyens&quot;. Il en appelle au concours de tout le monde. &quot;Si les habitants pouvaient aider l'Etat en entretenant chacun la tombe des membres de sa famille, de telles profanations n'arriveraient pas&quot;, suggère le bourgmestre. Le Code pénal congolais prévoit une peine d'un mois à un an de prison assortie d'une amende pour quiconque aura détruit, abattu ou dégradé les tombeaux, signes commémoratifs ou pierres sépulcrales.... Il faut au moins 50 ans avant de désaffecter un ancien cimetière et le mettre à la disposition de la population pour son éventuelle exploitation.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Pépé Mikwa</author>
		<dc:date>2008-07-03T15:24:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pépé Mikwa</dc:creator>
		

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		<title> Les enseignants cumulards désormais contrôlés </title>
		<link>http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1014</link>
		<date>2008-07-03 15:21:57</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
À Kananga, capitale du Kasaï-occidental, c'est comme ailleurs la fin de l'année scolaire. Une année marquée encore une fois par la baisse des résultats aux examens. Dans nombre d'écoles, les cotations des élèves du secondaire, naguère proches du maximum, flirtent désormais avec le néant. Bien des élèves estiment que cette baisse est due aux cumuls de fonctions des professeurs qui prestent dans plusieurs écoles à la fois. Mais, après trois ans de telles pratiques, les choses changent : un groupe de contrôleurs des ministères de l'Éducation et du Budget, venu de Kinshasa depuis mars dernier, tente de remettre les pendules à l'heure en contrôlant sur place l'identité du personnel enseignant, école par école.
Il était temps : les élèves se plaignent des retards et des absences qu'accusent les professeurs qui travaillent dans plus de 2 écoles, chaque fois à temps plein, en théorie en tout cas. &quot;Nos enseignants, expliquent-ils, sont en quête d'argent, mais ne se préoccupent pas de la qualité de leur travail.&quot; Ou encore : &quot;Les professeurs qualifiés sont les plus concernés. Ils terminent difficilement le programme à cause de leurs nombreuses occupations. Nous sommes obligés de payer d'autres professeurs privés ou étudiants des Instituts supérieurs pédagogiques pour compléter notre formation avant l'examen d'Etat.&quot;
Malgré la bonne volonté de ces élèves, il leur est difficile d'assimiler les matières dans les deux mois qui précèdent les épreuves finales. D'autant plus que l'attitude des enseignants rejaillit sur eux. Les jeunes qui doivent monter de classe se contentent du minimum de points nécessaires. &quot;Que l'on ait 50 ou 70 %, on se retrouve quand même dans la classe supérieure&quot;, explique Nicolas Kalenga, élève à Kamayi.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Forte demande et bas salaires&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; &quot;Avec un salaire bas ou quasi nul, l'enseignant ne peut vivre que du cumul des fonctions qui lui permet de gagner plus. En conséquence, il foule aux pieds les exigences de son métier&quot;, constate l'inspecteur Alphonse Mbombesha, du pool d'enseignement Kananga I. Les professeurs ainsi incriminés, accusent quant à eux l'État qui n'arrive pas à leur payer des salaires suffisants et réguliers, malgré les promesses successives, alors que l'inflation va croissant. Ils admettent que les élèves en sont les victimes, mais, &quot;quand deux éléphants se battent, c'est l'herbe qui en pâtit&quot;, disent-ils.
En attendant l'amélioration de leurs salaires, certains professeurs qualifiés mettent à profit la forte demande d'enseignants pour augmenter leurs budgets familiaux. Il est vrai que certains préfets se démènent pour trouver des professeurs qualifiés surtout pour des cours de français, math, comptabilité, chimie, physique. Le nombre croissant d'écoles provoque une pénurie de ces professeurs, selon un assistant de l'Institut Supérieur Pédagogique, chargé de la pratique professionnelle. Lors du recrutement, ces candidats se disent souvent disponibles malgré d'autres charges ailleurs, qu'ils cachent pour être engagés. D'autant plus que le cumul est interdit par l'État.
La psychologue Thérèse Mulumba, chef des travaux à l'ISP/Kananga, est cependant claire : &quot;Lorsque des professeurs travaillent dans plusieurs écoles, ils épuisent leur santé en même temps qu'ils sacrifient les élèves et la qualité de leur enseignement&quot;.
La s&#339;ur Véronique Ntambwa, préfet du Lycée Disuminyina, se plaint elle aussi des cumulards : &quot;La moitié de mon personnel cumule. L'un de ces professeurs enseigne dans au moins 3 écoles, dont deux sont privées. À quel moment s'occupe-t-il de préparer ses cours et de corriger les travaux des enfants ?&quot; Le manque d'accès à l'Internet et le faible équipement des bibliothèques empêchent de compenser l'encadrement trop faible des élèves.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Premières sanctions&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un de ces professeurs conteste : &quot;Je suis géographe et nous sommes rares. Parfois, nous nous faisons violence pour arriver à encadrer les élèves, mais faute de temps, nous synthétisons pour donner l'essentiel.&quot; Le contrôle initié par les fonctionnaires venus de Kinshasa est un travail de grande envergure. Il n'a, jusqu'à présent, réussi qu'à moitié, car certaines écoles de la province sont inaccessibles à cause de l'état déplorable des routes. Néanmoins, de premiers pas ont été faits, confirme l'inspecteur provincial chargé des statistiques : &quot;Grâce à la technique électronique qui a détecté vite les erreurs, des cumulards ont déjà perdu un de leurs salaires, voire les deux.&quot; Enfin, l'autorité provinciale de l'Éducation se réjouit de la formation que viennent de suivre 47 inspecteurs désignés pour renforcer les mesures de contrôle des enseignants et de leur enseignement.&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-07-03T15:21:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<title> Dernier sursis pour les journaux &quot;hors la loi&quot;</title>
		<link>http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1013</link>
		<date>2008-07-03 15:20:13</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Branle-bas général dans les rangs des journaux privés ivoiriens illégalement créés. Le 2 juin dernier, le Conseil national de la presse (CNP), l'organe public de régulation, les a d'abord interdits de parution avant de leur accorder, après des négociations avec les éditeurs, un moratoire de 45 jours à compter du 11 juin. Sans attendre la date fatidique du 26 juillet prochain, une vingtaine d'entre eux ont déjà en partie régularisé leur situation en se conformant à quelques-unes des dispositions de la loi sur la presse. Selon ce texte, voté en 2004 par le Parlement ivoirien, pour créer un organe de presse, il faut au préalable avoir une entreprise dotée d'un capital minimum de 5 millions de Fcfa (7 622 €), s'engager à déclarer dans un délai de six mois les employés à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), payer les journalistes sur la base de la Convention collective, etc. &quot;Nous avons déjà versé les 5 millions et d'ici quelques jours nous remettrons à nos agents leur numéro de déclaration à la CNPS&quot;, assure Coulibaly Sounkalo, gérant du quotidien Le Patriote. Même situation à l'hebdomadaire Notre Vision car &quot;on ne veut plus être suspendu ; c'est dur à supporter&quot;, affirme Serge Wahi, secrétaire de rédaction.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Assainir le secteur&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jusqu'au 2 juin 2008, 32 journaux sur les 73 du pays n'étaient pas en règle, selon le CNP. Parmi eux, figurent Le Patriote, Abidjan Planète, Notre Vision, Sport et culture, Le National Plus, etc., qui continuent de fonctionner sur la base de la loi abrogée du 31 décembre 1991. D'après ce texte, il suffisait pour créer un journal d'adresser une simple demande d'autorisation au procureur de la République. Les stations de radio, dont l'installation est autorisée par le Conseil national de la communication audiovisuelle, sont, elles, soumises à des conditions plus rigoureuses. À la faveur de l'ancien texte, les journaux privés, suscités ou non par des hommes politiques, animés par des non-professionnels, s'étaient multipliés dans le pays. Férus de propagande politique et spécialistes des incitations à la haine et à la xénophobie, certains ont contribué à exacerber les tensions socio-politiques, qui ont débouché en septembre 2002 sur la partition du pays en deux, après le coup d'État manqué des Forces nouvelles, ex-rebelles. Sans grande assise financière, ils ne payaient guère leurs employés. Et pourtant, la Convention collective, adoptée depuis 1979 et actuellement révisée, fixe le salaire mensuel minimum du journaliste stagiaire à 180 000 Fcfa (274 €) et celui du journaliste confirmé à 215 000 Fcfa (environ 328 €), l'objectif étant de mettre les professionnels davantage à l'abri du besoin et des risques de corruption, source de violations répétées de la déontologie. Pour contribuer à l'assainissement du secteur des médias, le Parlement ivoirien avait voté, il y a près de quatre ans, une nouvelle loi. &quot;Le Conseil s'est donné le temps pour informer les organes de presse sur le contenu de la loi et la nécessité pour eux de s'y conformer. Après trois ans et demi de sensibilisation, le temps est arrivé de réprimer&quot;, justifie Eugène Dié Kakou, président du CNP.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une mesure préventive&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;À quelques jours de l'échéance du 2 juin, le CNP a transmis la liste des titres identifiés au procureur de la République qui, à son tour, a averti les imprimeurs et Edipresse, société de diffusion. Le lendemain et pendant une semaine, les journaux incriminés ont été absents des kiosques. En fait, commente-t-on au sein de la profession des journalistes, si le CNP se montre à présent plus ferme, c'est aussi &quot;pour limiter les dérives et éviter que des titres se créent juste dans le cadre des élections générales du 30 novembre prochain&quot;. Ce qui pourrait mettre en difficulté le processus de sortie de crise en cours, la plupart des organes existants étant par ailleurs toujours contrôlés par les partis politiques. Ainsi, Denis Kah Zion, président du Groupement des éditeurs de Côte d'Ivoire (Gepci), estime-t-il que la conformité à la loi présente de nombreux avantages d'autant que seuls les organes en règle bénéficieront de la subvention que l'État s'apprête à accorder aux médias pour la couverture des élections. &quot;Nous n'irons pas de moratoire en moratoire, prévient-il. Si au bout de cette échéance, un journal n'est pas en règle, le Gepci ne négociera plus pour lui.&quot;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Yacouba Sangaré</author>
		<dc:date>2008-07-03T15:20:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yacouba Sangaré</dc:creator>
		

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		<title> Le virus des mariages brefs</title>
		<link>http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1012</link>
		<date>2008-07-03 15:17:54</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
La mine d'or de Boukharia, comme des dizaines d'autres de la préfecture de Siguiri, en Haute-Guinée, à quelque 900 km de la capitale Conakry, a tout l'air d'un marché animé. Des femmes et hommes s'affairent autour des gros trous creusés ça et là. Au fond, des chercheurs d'or, munis de pioches, torche au front, creusent sans cesse, parfois jusqu'à dix mètres sous terre. Accroupie, Minata, une jeune femme, remonte à la surface un seau plein de sable rouge que son compagnon, Moussa, lui a rempli du fond du trou. Ensuite, elle ira rejoindre, au bord de la rivière proche, les grappes de femmes qui tamisent la boue dans de grosses calebasses pour trouver de l'or. Minata et Moussa, comme la plupart de ceux qui, ici, traquent le métal précieux vivent maritalement depuis deux mois, unis par le lien du foudoukoudouni, qui, en malinké, la langue parlée en Haute-Guinée, désigne un &quot;mariage&quot; de courte durée. Cette forme d'union traditionnelle, abusivement appelée mariage, n'en est pas un en réalité puisqu'elle n'est officialisée par aucune autorité. Les habitants de Siguiri considèrent ces unions brèves comme de la prostitution déguisée : un homme partage les bénéfices de son travail d'orpaillage avec une femme qui, en retour, se charge de la cuisine, des travaux ménagers et satisfait ses besoins sexuels. Celle-ci lui donne aussi un coup de main en tamisant les boues aurifères. &quot;Depuis trois mois, j'entretiens des relations sexuelles avec une compagne. Avant elle, j'en ai eu avec au moins six autres qui travaillent ici&quot;, confie Siné, un colosse. C'est ainsi que des milliers de femmes et d'hommes changent de partenaires et se transmettent mutuellement le sida car ils n'utilisent pas de préservatif. Siné avoue ne jamais se protéger, car, dit-il, &quot;je ne crois pas au sida&quot;. Le foudoukoudouni est pratiqué également dans les autres mines et villages de la riche préfecture de Siguiri, mais aussi dans la ville voisine de Dinguiraye ainsi que dans les mines diamantifères de Kérouané, également en Haute-Guinée. Des hommes et des femmes viennent de tout le pays et même du Mali voisin, chercher de quoi vivre et repartent souvent avec le sida.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des partenaires multiples et un seul virus&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Considéré par le CNLS (Comité national de lutte contre le sida) et certaines ONG comme l'une des sources de propagation du VIH/sida, cette pratique coutumière résiste au temps. Mory Oulén Magassouba, l'un des patriarches de Fatoya, un autre district de Siguiri confesse : &quot;Il est aussi difficile de combattre la prostitution que de venir à bout du foudoukoudouni qui existe ici depuis toujours.&quot; La réalité sur le terrain semble donner raison à l'octogénaire : les multiples campagnes de prêche contre le mariage temporaire organisées par les mosquées et les nombreuses émissions de sensibilisation de la radio rurale de Siguiri n'ont guère eu de résultats. De même, les actions des Ong. Ainsi, le PRISM (Pour renforcer les interventions en matière de santé reproductive et MST/SIDA), financé par la Coopération des Etats-Unis, l'une des plus actives dans les zones aurifères, mène campagne depuis une dizaine d'années pour la capote, faute de pouvoir convaincre les orpailleurs de rester fidèle à une seule partenaire. Résultat : alors que le taux de prévalence du VIH en Guinée est passé de 2,8 % en 2001 à 1,5 % en 2005, la prévalence dans les zones minières demeure préoccupante, selon un rapport de l'Enquête démographique de la santé : 5 % des mineurs et 42,3 % des prostituées vivent avec le virus.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un mariage qui brise des ménages&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En plus de contribuer à propager les maladies, ce mariage sous contrat brise de nombreux ménages. Des épouses quittent leur mari pour aller &quot;faire fortune&quot; dans les mines. Des jeunes filles, parfois venues de villages ou de régions très éloignés, fuient également leurs familles avec ce même espoir. &quot;Ma femme m'a quitté depuis un an, confie Madigbè Kaba, un commerçant de 45 ans. J'ai appris qu'elle travaille dans une mine de Fatoya où elle vit avec un autre homme&quot;. &quot;Depuis que j'ai quitté mon mari, j'ai pu économiser en six mois 3 500 000 FG, environ 500 €&quot;, confesse une orpailleuse. Toutefois, toutes les femmes qui travaillent dans ces mines ne se livrent pas à cette pratique. L'une d'elles, N'nafadima Dioubaté, s'en défend : &quot;Ce ne sont pas toutes les orpailleuses qui s'unissent aux gens pour quelques pépites d'or.&quot; Selon Mohamed Camara, professeur de sociologie à l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry, la persistance du foudoukoudouni s'explique d'abord par la pauvreté. &quot;Certes, toutes les femmes qui travaillent dans les mines ne pratiquent pas le mariage de courte durée. Mais il faut comprendre que le but de celles qui le pratiquent est d'améliorer leurs conditions de vie, même si elles n'ont pas toutes la chance de se tirer d'affaire.&quot; &quot;On aura tout essayé, conclut, pessimiste, un cadre du CLNS, mais je doute fort que les gens abandonnent cette pratique. Tant que les mines du Bouré existeront, le mariage sous contrat peut être certain d'avoir encore de beaux jours devant lui.&quot;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Alpha Camara</author>
		<dc:date>2008-07-03T15:17:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alpha Camara</dc:creator>
		

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		<title> Les villageois parlent aux villageois</title>
		<link>http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1011</link>
		<date>2008-07-03 15:15:48</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Ils y viennent tous : les jeunes du village, les mères de famille, les ouvriers des chantiers... Le bureau focal de lutte contre le VIH/sida d'Ambatovaky, une bourgade de 1000 âmes des hauts plateaux malgaches, ne manque pas de visites. Il donne des conseils, distribue des brochures et des condoms, passe l'information sur le prochain Conseil et test volontaire (CTV). Les jeunes y viennent souvent pour discuter de la vie sexuelle et de leurs problèmes.
Grâce à ce bureau, le comportement des habitants d'Ambatovaky face au sida a progressivement changé de même que les habitudes sexuelles des jeunes. Dans ce hameau, 500 condoms sont distribués chaque semaine et 200 personnes du village se sont déjà fait dépister. Pour le président du bureau focal, Pierre Rakotomanga, &quot;ces chiffres sont remarquables. Il faut avouer qu'avant, l'utilisation des capotes et le dépistage n'intéressaient personne ici&quot;. Dans les foyers, la sexualité est de moins en moins taboue. &quot;Si auparavant, beaucoup de paysans niaient l'existence du virus, aujourd'hui ils se font volontairement dépister et sont très inquiets en attendant le résultat&quot;, souligne Florine Rajomà, une sexagénaire. Les femmes, au fait des relations extra conjugales de leurs maris, les encouragent à passer le test. Cette sensibilisation proche des gens est efficace : à Madagascar, le taux de prévalence est de moins de 1 %. Les pays d'Afrique australe où ce taux peut atteindre 33 % s'intéressent de près à ces méthodes de lutte.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les traditions qui propagent le sida&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Géré par l'Organisation de communauté de base (OCB) Mirindra, une association d'agriculteurs, le bureau focal a été créé en 1996 par un petit groupe de 30 paysans, inquiets pour leurs enfants du développement de la prostitution. &quot;Depuis qu'on a réhabilité la nationale 45, la circulation s'est beaucoup développée. Nous voulons protéger nos jeunes de la propagation du VIH/sida&quot;, lance Bertine, secrétaire de l'association. Les agriculteurs prennent eux-mêmes en charge les frais de fonctionnement du bureau, élaborent un plan d'action propre à leur quartier et cherchent des fonds auprès surtout du PMPS (Projet multisectoriel pour la prévention du sida), financé par la Banque mondiale qui leur donne des documents, dépliants, affiches, condoms et forme les éducateurs pairs.
En zone rurale, où vit 80 % de la population malgache, la connaissance du VIH est très faible alors que plusieurs pratiques traditionnelles contribuent à sa propagation : liens par le sang (fati-drà), échanges de partenaires pendant les grands événements culturels, jeunes filles logées dans une habitation à part dès l'âge de procréation... Pour expliquer les problèmes que posent ces traditions, le bureau organise des rencontres de groupe, va de porte en porte donner des conseils, organise avec le personnel du dispensaire local des tests volontaires. De nombreux paysans devenus à leur tour &quot;éducateurs pairs&quot; en forment d'autres pour élargir ces campagnes de prévention. &quot;Comme nous habitons le même quartier, nous connaissons nos cibles et effectuons un suivi régulier&quot;, explique Razily, un de ces éducateurs. Une sensibilisation horizontale entre les paysans eux-mêmes, &quot;lesquels parlent le même langage, se comprennent, connaissent les contraintes des uns et des autres&quot;, explique le coordonnateur technique régional de la lutte contre le sida, Nirina Rakotovao.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des approches adaptées aux réalités&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Grande île compte actuellement 100 à 200 OCB par région. Les plus nombreuses sont enregistrées dans les zones dites rouges, essentiellement le littoral touristique : Morondava, Manakara, Anosy et Nosy-be... Chacune s'organise en fonction des réalités locales. À Ambatovaky, les cibles sont les jeunes villageois et les ouvriers des chantiers. A Marofarihy, au sud, un hameau beaucoup plus conservateur, ce sont plutôt les leaders traditionnels : &quot;Les chefs coutumiers sont la porte d'entrée au village, il nous suffit de leur bénédiction et le village est à nous !&quot;, affirme Maurile Randrianjaka, membre du comité local de lutte contre le sida. Dans la ville de Manakara, la lutte est surtout axée sur les travailleurs du sexe et les jeunes. D'autres groupes s'activent aussi à juguler la pandémie : groupes artistiques, clubs d'étudiants, associations sportives, groupes d'écoute paysans et de femmes...
Cette stratégie, baptisée &quot;approche par la réponse locale&quot;, a été adoptée à Madagascar en 2004 après l'échec de la campagne de sensibilisation lancée en 2002-2003 qui avait touché essentiellement les villes et avait eu peu d'impact malgré d'importants financements. Les animateurs débarquaient dans les villages sans préparation : &quot;On faisait du tam-tam sans trop connaître les gens d'en face, la population cible. Puis, on ramassait tout et on partait pour une autre destination&quot;, déplore le coordonnateur technique. Plus efficaces, les activités des communautés locales touchent toutefois des zones relativement restreintes. Des organismes nationaux viennent compléter leur action en développant d'autres modes de communication : projection de films en vidéo mobile, émissions radiophoniques, grands panneaux publicitaires...&lt;/p&gt;</description>
		<author>Patrick Andriamihaja et Mamy Andriatiana</author>
		<dc:date>2008-07-03T15:15:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Andriamihaja et Mamy Andriatiana</dc:creator>
		

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		<title> Quand le diamant empoisonne la vie </title>
		<link>http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1009</link>
		<date>2008-06-26 15:15:27</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Petit village d'à peine 80 cases situé dans le territoire de Kutu, en amont de Bandundu (chef-lieu de la province du même nom), Ibey est devenu, depuis près d'une année, célèbre grâce à une nouvelle carrière d'exploitation de diamant. Beaucoup de monde - environ 6000 personnes - y a afflué durant les derniers mois, venant d'autres provinces du pays et de la République du Congo (Brazzaville) proche. Seule la voie fluviale permet d'atteindre ce petit eldorado complètement enclavé. Parti de la capitale provinciale, il nous a fallu 9 heures de navigation par baleinière, sur la rivière Kasaï agitée, pour atteindre Ibey. A l'arrivée, notre embarcation a de la peine à trouver de l'espace au port, où ont accosté, attachés par des chaînes ou des câbles, des centaines de pirogues motorisées et à pagaie, des canots rapides... A l'approche du quai, des compagnons de voyage se bouchent le nez. Une puanteur insupportable monte des eaux. Au milieu de la rivière, des centaines de dragues ronronnent. Des dizaines de plongeurs vêtus de scaphandres sont à l'&#339;uvre. Des maisons, des cabanes et des tentes des diamantaires bordent la rive. Certains de ces derniers passent la nuit à la belle étoile, bravant les intempéries. &quot;Nous ne pouvons vivre que près de la rivière pour mieux faire notre travail, surveiller les plongeurs, les tamiseurs...&quot;, nous explique un chercheur de la petite pierre précieuse, Cimpaka Citeks.
Le panorama de la carrière parait curieux. Les maisons sont entassées les unes à côté des autres, construites en paille ou en nattes. Les nantis habitent des tentes. La plupart des habitations ne comporte qu'une seule pièce. &quot;Nous n'avons que faire des maisons en dur, renchérit Cimpaka. Quand le diamant deviendra rare, ce sera facile de tout démonter et d'aller chercher une autre carrière ailleurs.&quot;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Insouciance de la population&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les chercheurs de diamant se soucient peu des conditions d'hygiène. La plupart font leurs besoins physiologiques dans la rivière, sur laquelle on voit aussi flotter des ordures de toutes sortes : sachets, bouteilles en plastique, condoms usagés... Tout le monde se baigne dans ces eaux souillées et polluées qui servent aussi pour faire la lessive et la cuisine. &quot;Ceux qui ont des moyens s'approvisionnent en eau vive [eau minérale, Ndlr] à Bandundu, ou achètent l'eau puisée d'une source lointaine&quot;, raconte Mubiala Dido, croisé au premier abord. Mais cette eau a un coût : 250 Fc (0,45 $) le bidon de 5 litres d'eau de source, 2.000 Fc (3,6 $) une bouteille d'un litre d'eau vive. Pour le chef d'Ibey, cet afflux de population dite flottante aide les villageois à s'approvisionner sur place en produits manufacturés, sel, savon, huile de palme et végétale, friperie..., et en médicaments essentiels (aspirine, pénicilline, chloroquine...). Avant, ils devaient parcourir de longues distances pour s'en procurer. Le chef est cependant conscient du danger qui guette la santé des habitants, qui vivent dans des conditions où aucune règle d'hygiène n'est observée. Mais il n'a aucune solution pour y faire face. &quot;Je me demande par quel bâton magique ce peuple sera sauvé si jamais une épidémie se déclare dans la contrée&quot;, s'exclame-t-il.
Des infirmiers et agents de la Croix-Rouge locale, qui vont de village en village pour dispenser des soins ambulatoires et vendre des produits pharmaceutiques, s'en inquiètent aussi. L'un d'eux estime que &quot;les victimes se compteront par centaines parmi les villageois, les riverains et les voyageurs sur la rivière Kasaï&quot;, le jour où une épidémie comme le cholera se déclarera dans cette zone.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un WC qui ne résout rien&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais ces risques ne sont pas pris au sérieux par les chercheurs de diamant. &quot;Notre vie, c'est la rivière. Nous sommes habitués à vivre ainsi. Les microbes ne nous feront absolument rien&quot;, lance un plongeur à la fin d'une journée de dur labeur, après avoir bu 72 cl de lotoko, un alcool local vendu à 2000 Fc dans un débit de boisson et de tabac à priser et à fumer. L'installation d'une toilette et d'une douche à usage communautaire construites par un privé ne résout pas le problème d'hygiène. L'eau de la douche rejetée par ces toilettes se déverse, en effet, dans la rivière. Les mouches bourdonnent partout. Les asticots rampent sur le pavé. Chaque matin, on voit une longue queue de gens devant cet unique lieu d'aisance. Mais il ne s'agit que de ceux qui peuvent payer le droit d'entrée, fixé à 200 Fc pour la douche avec l'eau de source, et à 250 Fc pour l'usage des WC. Le gros des habitants d'Ibey n'a pas le choix. &quot;Nous utilisons et continuerons d'utiliser la rivière pour nous soulager&quot;, se désole une vendeuse de friperie, qui trouve coûteux le prix exigé par le propriétaire de ces toilettes. Chef de division provincial des Mines, Jean Petit Mbuya juge cette situation préoccupante. Il lance un appel à l'Association des négociants de diamant pour, dit-il, &quot;créer des structures capables de s'occuper de l'hygiène dans ce milieu, état donné que leur santé en dépend.&quot;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Désiré Tankuy</author>
		<dc:date>2008-06-26T15:15:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Désiré Tankuy</dc:creator>
		

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		<title> La recherche de l'or divise les habitants de Luciga</title>
		<link>http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1008</link>
		<date>2008-06-26 15:13:03</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Cinq mois après la signature de l'acte final de la Conférence pour la Paix, la sécurité et le développement au Kivu, à Goma, en janvier 2008, l'espoir soulevé à l'époque dans la population est retombé. Fin mai encore, selon la Monuc, des violations sporadiques du cessez-le-feu ont été signalées. Comme dans le passé, les éléments du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), les groupes Mayi-Mayi (Pareco) et des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sont régulièrement impliqués dans des escarmouches entre eux ou avec les FARDC, l'armée congolaise. Ce fut notamment le cas le 29 mai 2008 dans la région de Kusuma, au Nord-est de Goma. La MONUC a aussi été informée de recrutements forcés d'enfants soldats par des Mayi-Mayi.
Pendant ce temps, le processus de paix se poursuit, mais avec beaucoup d'atermoiements. Le programme Amani (la paix, en swahili) décidé lors de la conférence de Goma et destiné à sécuriser et reconstruire les Kivus, a été mis en place le 3 avril sous la présidence de l'abbé Malu-Malu, celui-là même qui avait supervisé l'organisation des élections. Mais les travaux de la Commission Technique mixte Paix et Sécurité, un des organes mis en place après la Conférence, ont été interrompus en raison de désaccords sur la représentation des groupes, avant de reprendre le 13 juin. La sous-commission humanitaire et sociale, centrée sur le sort des déplacés et réfugiés, poursuit, elle, ses travaux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les déplacés veulent rentrer&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En principe, le processus de paix doit aboutir au désengagement des troupes et à la séparation nette des groupes armés nationaux et des groupes étrangers. Mais en pratique, les signataires de l'acte d'engagement de janvier se rejettent mutuellement la responsabilité des escarmouches et des lenteurs. Le CNDP accuse le PARECO de se coaliser avec le FDLR, le PARECO accuse le Gouvernement d'attaquer ses positions, etc. Ce qui révolte la population. &quot;Pourquoi le gouvernement ne veut-il pas imposer la paix aux groupes armés ?&quot;, s'interroge Michel Malimingi, étudiant au campus universitaire du Lac à Goma. &quot;Pourquoi accepter de signer un accord avec des insurgés qui ne respectent jamais leurs engagements, qui continuent à recruter et qui occupent des espaces qui n'étaient pas sous leur contrôle avant la signature de l'Acte d'engagement de Goma ? Je n'ai plus confiance dans l'aboutissement de la paix&quot;, ajoute un officier de police qui a requis l'anonymat.
&quot;Dans tout ceci, c'est nous qui souffrons, constate Justin Mahoro, le président du comité directeur dans le camp des déplacés de Mugunga 1. Ces groupes armés se vantent de défendre notre cause, mais ils participent à des réunions tout en étant en train de se battre au Masisi, à Rutshuru et même au Sud-Kivu. Qu'ils cessent cette mascarade. La paix est la seule condition qui nous permette de rentrer dans nos villages et de nous occuper de nos champs, au lieu de traîner dans ces camps de déplacés.&quot;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le pessimisme n'est pas partagé.&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les officiels, pourtant, et la communauté internationale se disent optimistes et se félicitent des avancées du processus de paix dans le Nord et le Sud-Kivu. &quot;Il faut reconnaître qu'il y a du progrès sur le terrain. Je ne pense pas que la reprise des hostilités aille au-delà de petits accrochages&quot;, a déclaré à la Radio Okapi Alan Doss, le représentant du secrétaire Général des Nations Unies au lancement du programme Amani Quant à l'abbé Malu-Malu, présentant le 8 juin l'état d'avancement du processus de paix, il a reconnu que celui-ci &quot;connaît du retard, mais il a atteint son niveau le plus déterminant avec la mise en place du calendrier des activités, de la mouture des plans de désengagement, de brassage, de démobilisation et de retour des déplacés internes et des réfugiés congolais.&quot;
&quot;Il y a encore des événements (sic) par ici et par là. Nous les regrettons et nous demandons aux uns et aux autres d'être capables de maîtriser leurs troupes partout, précise Alan Doss. Mais que les gens cessent d'exagérer ; ce n'est pas un échec de l'acte d'engagement de Goma. Le processus continue. Un processus de paix a toujours des grands défis à relever.&quot; &quot;Il ne faut pas que les gens s'amusent à faire souffrir la population, conclut l' Abbé Malu-Malu, qui menace, dans une allusion à la Cour Pénale Internationale : ceux qui s'engagent dans cette voie et refusent de suivre le chemin de la paix seront rattrapés par l'histoire.&quot;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Alain Wandimoyi</author>
		<dc:date>2008-06-26T15:13:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Wandimoyi</dc:creator>
		

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		<title> Malheur à l'épouse qui ne donne naissance qu'à des filles</title>
		<link>http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1007</link>
		<date>2008-06-26 15:11:15</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Après la guerre des ethnies, le Burundi est confronté à une autre forme de violence. Certains hommes se montrent, en effet, impitoyables envers leurs femmes quand celles-ci ne donnent naissance qu'à des filles. Plusieurs épouses ont ainsi été sauvagement assassinées aux quatre coins du pays. Dernière victime en date : Mélanie Inakanyana, égorgée par son mari le 8 juin dernier à Cibitoke (70 km au nord-ouest de Bujumbura). Un mois plus tôt, l'administration locale signalait le meurtre d'une autre femme en province de Muyinga (Nord-est). &quot;B. Niyondvyi a été tuée par son mari, simplement parce qu'elle était enceinte d'une autre fille qui allait s'ajouter aux cinq déjà en vie&quot;, confirme un observateur des droits de l'Homme à Muyinga. Ces deux derniers cas ravivent l'indignation générale suscitée, en février dernier, par la torture de Francine Nijimbere, une jeune femme à qui son mari (un ancien soldat) a coupé les deux bras pour la punir d'avoir mis au monde deux filles de suite... C'était à Makamba (Sud). &quot;Dans plusieurs ménages, ces femmes sont haïes par leur belle-famille, moralement ou physiquement torturées et finalement abandonnées par leurs maris qui se remarient avec d'autres femmes&quot;, déclare Aline Nahayo de l'Association burundaise pour les droits des femmes. Ces violences existent depuis longtemps, surtout à la campagne, mais elles restaient cachées et rarement dénoncées. On ne signale cependant pas de bébés filles tués, ni de grossesse interrompue en raison du sexe de l'enfant à naître.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Obsession du clan et de l'héritier&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon certains observateurs, cette folie meurtrière procéderait, en partie, du souci de perpétuer sa lignée clanique et de s'assurer un héritier dans une société massivement rurale et fondamentalement patriarcale. &quot;Plus de 90 % des Burundais vivent de la terre qui constitue leur unique capital. Les filles n'héritent pas encore de leur père. La terre de celui qui n'aura donné naissance qu'à des filles ne reviendra donc pas à son clan ou à sa famille&quot;, explique Alexis Ndikuriyo, sociologue. Le clan. Un ressort qui obsède l'amour-propre des hommes. Seuls les garçons en garantissent la pérennité au Burundi puisque, de génération en génération, les enfants se réclament de celui de leur père. &quot;Même ceux qui ne le manifestent pas en sont frustrés, car, dans l'inconscient collectif, n'avoir que des filles frise la malédiction, puisqu'on contribue à éteindre son clan&quot;, analyse le professeur Denis Nduwayo. Les garçons constitueraient également une sorte de rempart social. &quot;Les filles s'éloignent de leur famille pour en intégrer une autre. Les parents restent seuls et vulnérables&quot;, explique Donatien Nahayo, un notable.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Rendre justice aux femmes&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour tenter de calmer la folie meurtrière de certains maris, les médecins multiplient les explications. Dans les médias, ils répètent que la femme n'est strictement pour rien dans le sexe du futur enfant, entièrement déterminé par le père. &quot;Au moment de la fécondation, quand sa cellule, qui est invariablement de type X, rencontre celle de l'homme qui est de type X ou Y, le f&#339;tus est garçon si le mari a donné la cellule de type Y et fille s'il a donné celle de type X&quot;, précise le docteur Nahayo Gabriel, gynécologue. Face à ces insoutenables violences conjugales, les activistes des droits humains brandissent les instruments juridiques nationaux et internationaux, ratifiés par le gouvernement. Ces derniers reconnaissent notamment le droit à la vie et l'égalité de tous devant la loi. Les militants se battent également pour que les auteurs de ces barbaries soient punis de façon exemplaire. &quot;C'est grâce au tapage des associations que l'homme qui avait coupé les bras à Francine Nijimbere et qui avait été libéré en feignant une maladie grave est retourné en prison&quot;, souligne Radegonde Niyakire de l'Association pour la promotion des droits de la fille. Francine est, cependant, une des rares femmes, pour le moment, à avoir porté plainte. Grâce au soutien massif des femmes et des associations des droits humains, elle a obtenu gain de cause. Mais de nombreux tortionnaires restent dans la nature...&lt;/p&gt;</description>
		<author>Jean Bosco Nzosaba</author>
		<dc:date>2008-06-26T15:11:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Bosco Nzosaba</dc:creator>
		

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